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Les phobies

GOULOIS David, Psychologue clinicien, psychothérapeute et sexologue, consultation au cabinet, St Pierre : 0693917865

 

 

Les phobies :

 

 

Peur des araignées, des serpents (zoophobie)? Jambes qui se dérobent en voiture lors d’un passage sur un pont (géphyrophobie) ou dans les embouteillages (amaxophobie) ? Sentiments de malaise dans une file d’attente, dans les espaces publics (agoraphobie), ou encore stress dans un ascenseur (claustrophobie) ?

Vous êtes bien atteint d’une phobie.

Petit tour d’horizon sur la question et « trucs et astuces » de clinicien.

 

La phobie selon la psychanalyse est une manœuvre habile de votre psychisme pour détourner la souffrance qu’aurait dû induire une premier traumatisme psychologique.

Ainsi, dans l’enfance, un événement quelconque aurait dû vous faire souffrir. Pour éviter cela, votre mental aura détourné cette cause sur une autre raison, originairement sans lien, sans relation. En gros le processus phobique fait accuser quelqu’un ou quelque chose à sa place. On parle alors de « déplacement ».

La phobie c’est ainsi une peur irraisonnée : en effet, comment avoir peur d’une araignée, milles fois plus petite que vous, et dans la grande majorité totalement inoffensive ?

Comment se sentir mal tout d’un coup, alors qu’on conduit depuis 10 minutes, que tout se passe bien, et que d’un coup, devant un portion de route bien précise l’on ai les jambes en coton, et la sensation de tomber dans les pommes ?

Bien sur on pourrait dire qu’un jour, une araignée vous a mordue, et que vous avez fait deux jours d’hospitalisation. Ce processus aurait été suffisant pour déclencher la phobie.

Ce n’est pas si simple.

 

Une phobie n’est pas une simple peur qu’on arrive à contrôler ou encore du dégoût. Le phobique panique littéralement à la vue ou à la proximité de son objet d’angoisse. Et cette angoisse se nourrie d’elle-même.

D’ailleurs mes patients ont franchement « peur d’avoir peur » : angoissés à l’idée qu’il se passe quelque chose de désagréable, ils anticipent. L’anticipation pourrait être une bonne méthode, elle permettrait une certaine maîtrise, sauf que dans ce cas précisément, l’anticipation vient amplifier la désagréable sensation. Et là, le psychisme se dit : « m’étant préparé à ce que cela arrive, cela va arriver » ; et en effet cela arrive.

En fait, cela arrive, parce qu’inconsciemment on a envie que cela arrive. Inconsciemment, cela veut dire que le patient n’est pas responsable de ce qui se passe.

Quoi qu’il en soit, si vous êtes atteint de phobie, vous avez sans que vous le vouliez, renforcé votre maladie, en lui attribuant une « importance ».

 

Ainsi voici quelques petits conseils :

 

-         Pas grave : ce n’est pas grave d’êtres phobique. Ce n’est pas une honte, d’autant qu’il y a beaucoup plus de personnes souffrantes de cette pathologie que vous ne le pensez. Accorder de l’importance à votre phobie, c’est accorder de l’importance à votre symptôme (l’expression de votre maladie) et donc…le faire exister !

-         Vous combattre vous-même : c’est vous qui créez votre phobie. C’est vous qu’il faut combattre. Considérez votre phobie non comme un ennemie, mais comme quelque chose qui vous invite à réfléchir sur quelque chose de plus profond concernant votre personne, qui vous dis qu’en gros quelque chose d’autre cloche en vous.

-         Déconditionnez-vous : vous avez peur de sortir de chez vous ? Mettez le nez juste à la porte. Le lendemain, ouvrez-là. Puis, le sur-lendemain mettez un pied dehors… Et ainsi de suite. Vous gagnerez ainsi confiance en vous. Et comme magie, il ne s’est rien encore passé de désagréable…Incroyable, non ?

-         Détournez votre attention : à chaque fois que la situation anxiogène apparaît, pincez vous. Vous détournerez votre angoisse, sur autre chose.

-         La relaxation : apprendre à respirer, par la sophrologie, le yoga…Cela peut-être un bon complément et permettra de vous apaiser pour mieux reprendre le dessus.

-         Tenir un cahier de performance : comme les sportifs, admirez votre évolution.

-         Parlez-en : en parler c’est banaliser votre phobie. Ce que justement vous ne faisiez pas par honte, ou peur du ridicule. Et c’est cette honte, qui entretien (partiellement) votre phobie.

-         Venir consulter : parce que mettre des mots sur vos angoisses, permet de se sentir compris et est un premier pas vers la guérison (aller voir un psy, c’est bien reconnaître qu’on a besoin d’aide parce qu’on a un problème ; ne pas reconnaître qu’on a un problème lui permet de s’amplifier). Et que le professionnel saura en fonction de vous et de votre phobie, déterminer avec les méthodes les plus efficaces à exécuter au quotidien. Et la liste des méthodes est loin d’être exhaustive ! De plus vous avez besoin d’être encouragé tout au long de votre évolution.

 

Article paru dans le journal "Le quotidien", Ile de la Réunion.

 



07/04/2013
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