PSYCHOLOGUE-ILE DE LA REUNION-974-psychothérapeute-974-ile de la Réunion-sexo-974, GOULOIS David

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Combien de temps doit durer le rapport sexuel idéal? David GOULOIS sexologue ile de la réunion

Combien de temps doit durer le rapport sexuel idéal ? David GOULOIS

 

Essentielle : Est-ce qu’il est possible de dire aujourd’hui scientifiquement, combien de temps doit durer un rapport sexuel idéal ?

 

David GOULOIS : Il n’y a pas de vrai consensus scientifique car la réponse à la question est très subjective (entendu individuelle) et dépend également de la culture des partenaires.

Je ne vais pas parler de durée idéale, mais de durée moyenne des rapports : en occident, l’on s’accorde à considérer qu’une pénétration, non-stop, sans changement de positions, sans préliminaires, tourne autour de 5 mn grand maximum.

Avec préliminaires, c'est-à-dire baisers, caresses, fellation, cunnilingus, et changement de position, l’on est en moyenne à un rapport qui durerait entre 15 et 20 mn.

Maintenant la question de la durée « idéale » est difficile à répondre, car dépend des fantasmes de chacun, de la physiologie de chacun, du temps auquel on veut bien accorder à la question…Ainsi, ce qui est idéal à une personne, n’est pas idéal pour une autre.

 

Essentielle : Est-ce que la durée influe sur le plaisir que prennent les deux personnes impliquées ?

 

David GOULOIS : Non. Tout dépend de l’état d’esprit dans lequel on est, avant et pendant le rapport. Ainsi, si l’on est fatigué, un rapport trop long peut tourner au supplice, alors qu’après des mois d’abstinence, le rapport sexuel trop rapide peut être frustrant. Et l’on peut avoir envie d’un « coup rapide » ce jour là, et un autre jour avoir envie de « prendre son temps ». Ce qui va influencer sur la qualité du rapport c’est la complicité des partenaires.

 

Essentielle : Une relation sexuelle trop longue/trop courte inquiète plus une femme qu’un homme ?

 

David GOULOIS : Cela dépend. Si c’est trop court (selon des critères très personnels), l’homme peut sentir moins virile, et la femme peut s’en retrouver frustrée. Si c’est trop long, l’homme s’en retrouve frustré également et la femme peut s’inquiéter de ne pas être assez excitante pour son conjoint.

 

Essentielle : Si c’est le cas, comment doit-elle en parler à son conjoint ?

 

David GOULOIS : Le plus simplement du monde. C’est lorsqu’on hésite à en parler que la frustration et les conflits s’installent ; toutefois, l’on doit dire les choses sans dramatiser car, il y a bien deux domaines où l’être humain peut progresser assez rapidement : ce sont ceux de l’émotion et de la sexualité.

 

Essentielle : Existe-t-il des techniques pour faire durer le plaisir ou accélérer les choses ?

 

David GOULOIS : On parlera des techniques retardantes pour monsieur, madame n’étant pas très concernée par une rapidité à jouir. Il existe quelques techniques qui permettent de retarder l’éjaculation, parmi, la circoncision, les gels et préservatifs retardants, le squizzing (pincement digital sous le gland), muscler son périnée (contracter comme pour uriner)…se masturber régulièrement est un bon moyen pour ne pas « partir trop vite ». La meilleurs technique reste celle qui consiste stopper une pénétration pour reprendre après des caresses, baisers…Il faut aussi changer de positions…Ces deux dernières techniques, permettent la gestion de son corps et de ses émotions à travers l’écoute de ce que l’on ressent, soi-même et son partenaire dans le rapport. D’où l’intérêt également de débriefer après rapport. Elles sont valables pour l’homme comme pour la femme. Si l’homme a des difficultés à jouir, c’est qu’en général, il respecte trop sa compagne, entendu qu’il l’a met sur un piédestal, qui l’empêche d’objetiser (considérer l’autre comme son objet de jouissance) sa compagne dans le rapport (tout en respectant ses envies à elle, évidemment). Ainsi, il se met la pression sur sa capacité à être un bon amant. S’il veut jouir, il doit penser plus à son plaisir, profiter de ce qu’il ressent, se laisser aller, sans se focaliser à tout prix sur le plaisir de sa compagne. Pour accélérer la montée en plaisir de la femme, il existe aussi des gels et préservatifs adaptés, mais là-aussi, il convient tout simplement d’être à l’écoute de ses fantasmes, d’observer ce marche, ce qui lui fait du bien, ce qui l’excite…Et là encore d’en parler, pendant et après rapport…Le bon amant c’est finalement celui qui sait communiquer sur ses émotions et faire parler celles des autres, tout en étant attentif à son désir et au désir de son partenaire. En fait, plus l’on fonctionne ainsi, plus le plaisir peut durer et devenir très intense.

 

Publié dans Essentielle.



13/09/2016
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