PSYCHOLOGUE-SAINT-PIERRE-LA REUNION-974-psychothérapeute-974-sexo-974-GOULOIS David

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Rondeurs et sexualité, Dr GOULOIS Psychologue, Ile de La Réunion, 974

La sexualité des femmes rondes et en surpoids est-elle différente ? Dr GOULOIS David, Psychologue, Ile de La Réunion, 974.

 

Essentielle : Quel est le regard que jette la société sur une femme ronde ?

David GOULOIS : Aujourd’hui, en occident c’est devenu plus positif. L’on revient vers l’intérêt pour la femme « vraie » c'est-à-dire, répondant à sa propre morphologie ; en conséquences des excès du mannequinat (anorexie, drogues, décès…). Et en même temps, je pense que le dicta de la minceur à insupporter les femmes (comme d’habitude, d’abord la classe intellectuelle-supérieure) et les hommes qui furent élevés par ces mêmes femmes (des hommes plus « féminins », moins dans la suprématie de la virilité).

Sur le continent Africain et Asiatique, l’on en est visiblement par encore là, mais ce n’est qu’une question de temps, car comme toujours (pour le moment), les modes viennent de l’occident (américain surtout, car en lien avec la capacité de diffusion et de communication et donc avec l’économie ) et après débordent sur le reste du globe.

 

Essentielle : Pourquoi les femmes en surpoids sont présentées comme étant moins attirantes que les femmes minces ?

David GOULOIS : C’est une question d’époque et de culture. En occident, à l’Antiquité l’on aimait les rondes : les formes étaient signes de bonne santé…A la Renaissance, l’on aimait les femmes plus minces en leur faisant porter un corset…Là, c’est la minceur qui voulait signifier une bonne hygiène de vie…

Bref, c’est une question de mode et de patriarcalisme : au final, ce sont les hommes qui font la mode et les femmes qui la (sup)portent, puisque ces dernières veulent plaire aux premiers…

En se soumettant au dicta du masculin, elles ont perdues le respect d’elles-mêmes, au point d’être ce qu’elles décrient pourtant avec virulence : un objet sexuel. Or, en occident, la nouvelle génération de femmes et d’hommes vient de le comprendre et amorce un changement; c’est la génération d’enfants de parents divorcés, élevés à la parité homme/femme, à laquelle je fais partie.

 

Essentielle : Est-ce qu’une femme ronde/grosse a une sexualité différente d’une femme mince ?

David GOULOIS : Elle est aussi différente qu’elle l’est chez toutes les femmes ne n’importe qu’elle corpulence, taille, âge…On ne peut pas dire qu’il y est une sexualité des « grosses », comme « des maigres », ou des petites », « des grandes »…Le sexe, c’est une question de culture, de société, d’éducation…Pas de morphologie.

Il y a donc une sexualité par femme et même par couple.

 

Essentielle : Quelles sont les limites auxquelles peut faire face une femme en surpoids lors d’une relation sexuelle ?

David GOULOIS : Si ce n’est une question de position, ou encore d’essoufflement, les limites ce sont celles que l’on veut bien avoir !

 

Essentielle : Souvent les filles rondes s’inquiètent de l’effet que fera leur corps « imparfait » sur leur partenaire sexuel. Est-ce qu’elles ont raison de s’inquiéter ?

Les goût et les couleurs ne se discutent pas…Il y a des hommes qui aiment les minces, d’autres, les rondes… Mais comme dit l’adage, « les hommes aiment sortir avec les minces, mais coucher avec les grosses »…Il y a donc tout de même une majorité (mais pas une totalité) d’hommes qui focalisent sur la taille de la poitrine et qui donc sont sexuellement attirés vers les rondes…C’est que l’homme tète encore, une fois adulte (cela répond aussi à un instant primaire de reproduction autour de la femme-mère nourricière).

 

Quant au fait que certains hommes auraient honte de sortir avec leur compagne parce que grosse, je dirais qu’une femme faisant cas d’un pareil homme, serait presque aussi immature que lui…Les femmes ne devraient pas perdre leur temps avec les hommes qui focalisent sur l’apparence et surtout auraient raison de considérer qu’être sexy, c’est une question d’attitude, de s’assumer…L’on peut être mince et ne rien dégager. Et être grosse tout en étant affriolante…Parole de psy…Et d’homme !

 

 

Publié dans le magazine Essentielle, année 2017.



17/09/2017
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