PSYCHOLOGUE-ILE DE LA REUNION-974-psychothérapeute-974-ile de la Réunion-sexo-974, GOULOIS David

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Consulter un psy?

GOULOIS David, Psychologue clinicien, psychothérapeute et sexologue, consultation au cabinet, St Pierre, 974, Ile de la Réunion : 0693917865

 

 

Consulter un psy ?

 

Un psy, mais quel psy ? Qui sont-ils et pourquoi les consulter ? Comment se déroule une consultation ?

 

Tout d’abord les « psy » sont ces professionnels qui s’occupent de la souffrance mentale. Aller voir un psy, ce n’est pas forcément souffrir de folie, c’est même finalement la minorité des consultations de cabinet.

La plupart de nos patients viennent nous voir pour des problèmes de la vie quotidienne : séparation conjugale, dépression, viol, de violences dans la famille ou encore dans le travail, anorexie, alcoolisme, impuissance, difficultés scolaires…

Bref, tout problème qui n’est pas d’origine organique (physique, si vous préférez) ou environnemental (exemple allergie), est donc d’origine psychique.

Ainsi, l’on vient souvent consulter un psy quand on aura fait tous les examens diagnostiques nécessaires, tout essayé auparavant…Même les voyants sont certaines fois consultés avant les psy, preuve qu’on aurait finalement d’abord recours au mysticisme, au paranormal, recherchant la cause d’une entité, d’un fantôme, d’un destin, avant de se dire que la cause vient bien de soi-même…

 

On constate aussi des erreurs d’aiguillages, où finalement des patients mal orientés par leur généraliste, iront consulter, par exemple un orthophoniste pour des troubles du comportements. Bref, il semble même que le corps médical ne sache pas vraiment à quoi servent les psy, par manque de formation, par peur voir même plus grave, par désintérêt !

 

Petit tour de la question…

Déjà le psy n’est pas un « devineur ». Nous serions, soit disant capable de vous « cerner » en 5 mn. Il parait également que nous serions systématiquement en train de vous analyser, même par exemple, lors d’un repas convivial entre amis. Vous travaillez tout le temps, vous ? Eh bien, nous non plus…

Enfin, nous ne jouons pas aux mots fléchés ni au morpions, en faisant semblant de vous écouter…

 

Comme quand on a un pour parler ou entendre l’on va voir un orthophoniste, lorsqu’on a mal au dents, un dentiste, eh bien quand on est triste, , des comportements « bizarres », quand on stressé, énervé, agressif avec soi-même ou les autres, on va voir un psy.

Encore faudrait-il savoir lequel. Tout est question de formation ; chaque psy ne sort pas de la même « école » et donc n’a pas les mêmes outils pour travailler.

 

 

Petit panorama de ces professionnels un peu à part :

 

Les psychothérapeutes : ils regroupent plusieurs catégories de professionnels. Avant le décret du 20 mai 2010 relatif à l'usage du titre de psychothérapeute, n'importe qui en France pouvait se lancer dans ce métier. Cette loi a permis très clairement de faire un peu « de vide ».

Il y avait cependant quelques formations sérieuses, qui permettaient tout de même de trouver des professionnels compétents. Maintenant, toute psychothérapeute est obligatoirement: médecin, psychologue ou s'inscrit régulièrement sur un annuaire de psychanalystes, ou encore a réalisé une formation approfondie en psychothérapie validée par l’Etat ou possède une expérience professionnelle de psychothérapeute supérieure ou égale à 5 ans avant la sortie de ce dit décret. 

Il y beaucoup de psychothérapie différentes.,Les plus connues sont : la technique psychanalytique, la thérapie cognitivo-comportementale, la relaxation-sophrologie, l'hypnose, la gestalt-thérapie…

Concernant les honoraires, elles ne sont remboursées que par cette certaines mutuelles, en fonction du forfait choisi.

 

  

Le psychiatre :

Docteur en médecine avec une spécialisation psychiatrie, il possède d’office le titre de psychothérapeute. Cependant son approche, est souvent médicamenteuse avec parfois la prescription d'examens cliniques complémentaires. Aussi, si le décret les autorisent à pratiquer la psychothérapie (en gros, le fait d’avoir une conversation d’au moins une demie-heure avec son psy), tous n'en sont pas des spécialistes et tous ne la pratiquent pas, loin de là. Toutefois, certains médecins décident de se former ou font appel à des psychologues en complément. Le psychiatre reste quoi qu'il en soit, le spécialiste des pathologies « lourdes » comme les psychoses par exemple. Le psychiatre libéral est remboursé partiellement par la sécurité sociale et partiellement par une mutuelle. Aussi une partie peut rester à charge du patient, partie équivalente certaines fois au prix total d'une consultation chez un praticien non-remboursé. Il pratique également en structures médicales, plus rarement sociales et peut être expert aux tribunaux.

 

 

Le psychologue clinicien :

De formation universitaire il a obtenu un diplôme de bac+5 à bac+8 (Doctorat). Dans son cursus universitaire le psychologue clinicien a été formé à la psychothérapie (il est lui aussi, d’office psychothérapeute). Ainsi, en libéral, la psychothérapie représente le gros de son activité. Les entretiens durent de 30 à 60 mn selon les praticiens.

Le psychologue clinicien apportera un soin à travers la parole. Il pourra y adjoindre s'il est formé, des techniques de relaxation, d'hypnose…Souvent il travaille en collaboration avec le psychiatre. C'est un peu le spécialiste des problèmes qui ne nécessitent pas l'appui médicamenteux : les problèmes de couple ou de la famille, ne nécessitent pas la prise de médicaments. Etre victime d'un viol ne demande pas obligatoirement la prise de médicaments non plus. Idem pour une panne sexuelle, un problème avec l'alcool…Les médicaments ne sont pas la solution durable à votre dépression, ces derniers ne supprimant pas vos problèmes.

Le psychologue clinicien  peut être exper auprès des tribunaux, mais aussi des assurances (évaluation des dégâts neuro-psychologiques suite à un accident…). Il travaille aussi dans toutes les structures à médico-sociale. Le psychologue exerçant en cabinet libéral n'est pas remboursé par la sécurité sociale, mais peut l’être par les mutuelles. S’il a un tarif fixe de départ, les psychologues libéraux modulent souvent leurs tarifs selon vos difficultés financières.

 

Mais il y a d'autres psychologues : le psychologue du travail par exemple, n'est pas initialement formé à la psychothérapie. Son job à lui, consiste plus au conseil des organisations professionnelles, aux bilans de compétences, au conseil d'orientation de carrière…Il y a des psychologues partout, même dans la publicité !

Tout les psychologues savent faire passer des tests : « projectifs » pour mieux cerner votre personnalité ; « métriques » pour mesurer votre quotient intellectuel par exemple. Pour ces derniers tests, seuls les psychologues sont autorisé à le faire. L'interprétation d'un test demandant un haut niveau d'expertise et une formation bien particulière.

 

Le psychanalyste :

Ce praticien n'est pas nécessairement médecin ou psychologue, bien que souvent il le soit. Il possède souvent une grande culture générale, et soigne à travers la parole exclusivement. Il a réalisé assez souvent des études poussées en sciences humaines comme la sociologie, la philosophie ou l’anthropologie….

Il explore avec vous votre inconscient et de vous permettre de résoudre vos « conflits internes ».  

 

Le coach de développement personnel :

Il propose un accompagnement individuel ou groupal permettant à son client de développer un savoir-faire ou un savoir-être. Il se centre sur un problème spécifique de la personne. Il existe des formations de qualité proposées aux professionnels, mais à ce jour il n'y a pas de loi encadrant le métier de coach, du fait qu'il s'agit d'un  métier assez récent en France. Donc pour l’instant, n’importe qui peut s’improviser du métier.

 

Le sexologue :

Spécialiste des problèmes liés au sexe, il est souvent médecin ou psychologue. Les consultations ne sont remboursées que chez les médecins possédants une formation en sexologie. Encore une fois selon qu’il soit médecin ou psychologue, il y aura ou non, prescription de médicaments. Et en matière de sexualité, le problème vient souvent d’une mauvaise estime de soi. Les médicaments ne permettent donc pas l’épanouissement sexuelle, mais seront plutôt un béquille temporaire. Il est donc indispensable dans tous les cas de faire une thérapie verbale.

 

 

Mes recommandations :

 

-     Demandez les diplômes, les formations réalisées, le parcours professionnel, sa façon de travailler. Après tout il s'agit bien de vous. Soyez curieux. Mais la réputation du psy est souvent un bon indice. Souvent il vous sera recommandé par quelqu’un d’autre.

-         Demander les tarifs avant de prendre rendez-vous, car un psy ne doit avoir aucun problème à en parler. Si vous avez des difficultés financières, dites-le. Comme chez d'autres professionnels il y en a de très conciliants, d'autres moins…Cependant, une relation psy-patient, est basée sur la confiance ; évitez les mensonges, sinon vous ralentirez l'efficacité du traitement (un mensonge entraîne souvent un autre), et par conséquent pour aller mieux il vous faudra d'avantage de séances !

-         Vous devez vous investire intellectuellement et financièrement dans la thérapie, même si à la vue de vous revenus très bas, votre psy ne vous demande que 10 euros. Quand on sort des sous de sa poche, l'on a tout intérêt à s'investir mentalement dans la thérapie et donc à travailler sur soi, pour que cette prise en charge ne dure pas des siècles ! Le psy vous guide, vous donne des outils et vous appuie. ais si patient et thérapeute travaillent ensemble, c’est vous qui faites le plus gros du boulot. L'on ne peut tout de même pas réfléchir à votre place !

-         N'espérer pas traiter votre problématique en une séance. On n'étale pas sa vie en une heure. « Le psy n'essaie t'il pas de me garder le plus longtemps possible afin de se faire d'avantage d'argent » ? Un psy comme tout professionnel, doit faire « tourner » son cabinet pour vivre. Nous aussi avons nos factures à payer. Mais nous sommes régis par le code de déontologie qui ne nous permet pas de faire n'importe quoi, n'importe comment. Pour éviter les déboires, il convient dès les premières séances (il faut au moins une rencontre) de poser le cadre des consultations : combien de temps, de séances (environ) me faudra t'il ? A quelle fréquence ? Toutes les semaines, tous les 15 jours ? Une séance une fois par mois, ne vous apportera pas grand-chose. Pour être efficace, il vaut mieux être régulier et fréquent au début, quitte à espacer les séances plus tard. De toute façon, si vous n’êtes pas sérieux dans votre thérapie, le psy vous fera comprendre que lui faites perdre son temps autant qu’a vous.

-         Et si cela ne marche pas ? Changer de psy ? Encore une fois, il ne faut pas s'attendre a avoir systématiquement des résultats significatifs à la fin de la première séance. Mais si vous ne constatez pas d'amélioration, ou que simplement le « courant ne passe pas avec votre psy », essayez-en un autre…Laisser vous cependant le temps de vous connaître mutuellement. Chaque psy à son style : certains parlent beaucoup, d'autres peu. S'il ne vous convient pas, il peut convenir à d'autres. Voir un psy c'est avant tout des rapports d'humain à humain, et franchement pas une histoire de technique utilisée. C'est toujours une histoire de « feeling ».

-         Un bon professionnel est capable d'admettre qu'il ne sait pas faire. Il enverra un patient consulter un collègue plus spécialiste que lui, si besoin. Méfiez-vous du praticien qui prétend savoir tout faire, tout traiter, tout guérir et qui affiche beaucoup de compétences ou de techniques différentes. Cela veut dire qu'il n'a pas approfondi grand-chose dans sa formation, juste survolé différentes problématiques ou techniques. De fait, il est courant que les psychologues souhaitent travailler en collaboration avec et psychiatres autour d'une même personne. Cette tendance devrait d’ailleurs être réciproque pour le bien-être du patient. Le domaine du « soin de l'âme », étant si vaste, aucun professionnel ne peut se vanter de tout savoir !

 

Article paru dans le journal le Quotidien, rubrique psyhologie, Ile de la Réunion.

 



30/03/2013
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