PSYCHOLOGUE-ILE DE LA REUNION-974-psychothérapeute-974-ile de la Réunion-sexo-974, GOULOIS David

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Mon enfant « ne me lâche pas ».

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Mon enfant « ne me lâche pas » PSY974 ILE DE LA REUNION.

 

 

Impossible de le confier à qui que ce soit, ou que partiez de la maison…Votre enfant est « englué » à vous. Il hurle, vous accroche lorsque vous tentez de le confier à la nounou, ou à ses grands-parents..Ou encore, mêmes scènes pour le déposer à l'école !

Pourquoi et comment faire pour que cela cesse ? Déjà, creusons ensemble les raisons de cet attachement trop exclusif.

Il faut comprendre (et admettre) que cela ne date pas d'aujourd'hui…Hormis les cas de traumatismes récents (ex : violences à la maison, enlèvement, ou je ne sais quoi…) il y a comme un passé qui vous rattrape. Le jeu de mot est d'autant plus d'à propos ; si votre enfant vous colle, c'est bien parce que vous-même l'aviez collé avant.

Je m'explique : souvent à la naissance du premier (mais pas seulement), les parents, notamment la mère, ont tendance à surprotéger l'enfant. Bien entendu, les enfants collants, peuvent être le résultats d'une trop grande absence parentale (ou tout de moins d'intérêt parental), mais cela est bien plus rare.

Revenons donc à notre première cause : normalement, dans le bon ordre des choses, lorsque l'enfant nait, les deux parents (hétérosexuels ou non) sont présents. La mère va alors développer une relation fusionnelle avec son enfant et réciproquement, jusqu'à ne faire « qu'un contre le monde entier ».

Tout de même, progressivement la mère va dans cette relation à deux, introduire un nouveau partenaire : le père (ou la personne qui en fait fonction : je rappelle que cela peut être une autre femme, cela ne change rien à sa fonction paternelle).

Ainsi, ce qu'on appel le « tiers séparateur » va progressivement prendre sa place entre les deux protagonistes. Il prendra sa place s'il l'a prend de lui-même et si l'on lui autorise à la prendre. Car des fois, certaines mères restent tout de même fusionnée à leur enfant, et négligent le papa, qui rappelons-le, est aussi un mari.

Pas si simple toutefois d'accorder une place à l'autre ou de la prendre soi-même, quand on ne l'a pas appris de ces propres parents : je pense notamment aux enfants élevés dans des familles victimes de violences intrafamiliales, où encore, dont les parents auraient connus des relations illégitimes et dont des beaux-enfants seraient nés de ces unions.

Ainsi, lorsque soit même, l'on ne sait pas comment donner et prendre sa place, l'on transmet plus ou moins inconsciemment ce vide de génération en génération.

Le père aura donc intérêt à communiquer à maman ce qu'il ressent en terme d'émotions, de sentiments, et non au fur et à mesure. Et maman aura bien raison d'entendre les propos et éventuellement d'agir en conséquences.

Il en va du devenir de l'enfant : si le père ne peut s'immiscer dans cette relation à deux, l'enfant ne sera pas frustré et ne pourra accorder de valeur ni de place au père. Ce qui d'ailleurs ne donnera pas envie au père de s'investir d'avantage non plus. Et encore une fois à contrario, lorsque le père ne s'investit pas, la mère fusionne encore plus avec l'enfant…

Le chien se mord la queue en somme.

Par la suite, si ce comportement de fusion perdure, il est clair que le couple risque de partir en « chute libre ». On comprendra une certaine jalousie du papa vis-à-vis de l'enfant.

Des exemples concrets :

-         dormir avec son enfant : c'est le premier enfant, il est clair qu'on a envie de dormir avec, au moins de mettre le berceau dans la même chambre que les parents. C'est normal. Passé 6 mois, l'on prendra soins d'installer l'enfant dans sa chambre l'après-midi, puis quelques semaines plus tard, pour les nuits. Ah c'est certains, vous allez devoir faire plus de pas pour aller vous occuper de bébé pleurant la nuit. Mais les pères doivent aussi se lever. Particulièrement s'ils ne veulent pas que madame soit trop fatigué pour espérer un rapprochement intime dans la semaine…A noter que j'ai vu des cas, où l'enfant dormait dans la chambre des parent jusqu'à ses 14 ans…

-         Donner le sein : Il y  a des mères qui entretiendront cette relation de fusion, au point d'en rejeter le père. A la réunion, de nombreuse femme allaitent encore jusqu'à 3 ans voir 6 ! C'est bien trop tard ! La réunion ne l'oublions pas est métissée, et de plus en plus influencée par l'occident, par l'Europe. Ainsi ce qui se faisait sans souci il y a encore 20-30 ans, n'a plus de sens aujourd'hui. Aujourd'hui il convient d'allaiter grand maximum jusqu'à 1an et demi. Au-delà de l'autonomie psychique qui pourra s'installer chez maman et l'enfant, cela permettra au couple de fonctionner plus ou moins comme avant. Eh oui, être mère n'empêche pas d'être « femme de », et de ne pas savoir « partager le sein »…On en rigolera c'est certain. Il n'empêche que bon nombre de couples « filent un mauvais coton » lorsque le couple « oublie » ses moments d'intimité.

-         Pas en équipe ? : quand un parent donne un ordre, ou puni, l'autre parent ne doit pas venir derrière pour « casser » l'acte posé. Si nous n'êtes pas d'accord avec l'acte éducatif entrepris par votre conjoint(e), soyez devant l'enfant, en accord tout de même. Vous en discuterez plus tard sur l'oreiller.

-         Laissez faire la vie : a trop protéger son enfant, on l'affaiblie. Vous ne pourrez pas le protéger toute votre vie, alors laissez le se débrouiller. Un exemple : il tombe sur les genoux. « Il n'y a pas mort d'homme »…Laissez-le se débrouiller sauf si vraiment il peine à se relever. Après, un bisou magique, et c'est reparti. Noter que le bisous magique n'est pas réservé au maman : les papa en font de très bons aussi.

-         Pas d'exclusivité : déjà, tout petit, prenez l'habitude de confier votre enfant. Famille, amis (sérieux ca va de soi), professionnel (sérieux, ce n'est pas si simple : exigez des diplômes, notamment en secourisme), voisins…Pas besoin de commencer par de grandes absences, on commence « ti pa ti pa » : cela rassurera autant bébé, que papa et maman. Et laissez votre conjoint(e) passer du temps avec l'enfant, sans vous en mêler.

-         Penser à soi : soyez un peu égoïste, pensez à vous ; vos enfant ne sont pas toute votre vie, ou en tout cas, ne doivent pas l'être. Certes ils sont ce qu'il y a de plus important pour vous, mais ne vous oubliez pas. En même, cela permettra à l'enfant de « respirer un peu ».

-         Pas d'âge : ces conseils sont valables pour tous les âges, tous les sexes. Ainsi, si vraiment cela coince, autant consulter un psychologue, afin d'être tranquille pour plus tard.

 

 Publié dans le magazine « Belle », supplément du journal « le Quotidien », ile de la réunion.



05/11/2011
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